Cournot - biographie

Publié le par Bégnana

Cournot - biographie

Antoine Augustin Cournot est né dans la petite ville de Gray en Haute-Saône le 28 août 1801. Après ses études secondaires dans sa ville natale jusqu’à quinze ans, il occupe un emploi de clerc jusqu’à dix-neuf ans. Il prépare à Besançon le concours d’entrée à l’École normale supérieure en sciences. Reçu en 1821, il la quitte en 1822 car elle est fermée. Il va à la Sorbonne où il obtient en une année (il en fallait deux ans à cette époque) sa licence de mathématiques en 1823. En 1827, il ajoute à ses diplômes une licence en droit. Il devient précepteur chez le maréchal Gouvion Saint-Cyr (1764-1830). Il l’aide à rédiger ses Mémoires qui paraîtront en 1831. Dans le même temps, il obtient en 1829 son doctorat en sciences avec un Mémoire sur le mouvement d’un corps rigide soutenu par un plan fixe.

À partir de 1833, il entame une carrière d’universitaire et de haut fonctionnaire. Il est d’abord professeur d’analyse à l’université de Lyon en 1834. Il publie alors une traduction du Traité d’astronomie de Herschel (1738-1822) puis en 1834 les Éléments de mécanique de Dionysius Lardner (1793-1859) et de Henry Kater (1777-1835). Il devient recteur de l’académie de Grenoble et professeur à la faculté des sciences en 1835. En 1836, il est inspecteur général des études et préside le jury de l’agrégation de mathématiques. Il publie ses Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses en 1838. Il fonde dans cet ouvrage l’économie mathématique : ce qui passa totalement inaperçu. Il préfigure l’école marginaliste (il est qualifié de proto-marginaliste) qui conçoit la valeur d’échange sur la base de l’utilité et réfute l’économie classique (dans laquelle Marx se situe) qui s’appuie sur la valeur travail. En 1841, il publie le Traité élémentaire de la théorie des fonctions et du calcul infinitésimal. En 1842, il édite un ouvrage de et sur Leonhard Euler, les Lettres à une princesse d’Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophie, précédées de l’éloge d’Euler par Condorcet. En 1843, c’est l’Exposition de la théorie des chances et des probabilités. Il y donne sa fameuse définition du hasard comme rencontre de séries causales indépendantes. En 1847 c’est un autre ouvrage de mathématiques : De l’origine et des limites de la correspondance entre l’algèbre et la géométrie.

Ni la révolution de février 1848, ni le coup d’État du 2 décembre 1851 n’interrompent sa carrière.

En 1851, c’est la fameux Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les recherches de la critique philosophique où on peut trouver sa théorie du hasard appliquée à l’histoire. Il rompt ainsi avec le déterminisme de Laplace (1749-1827). De 1856 à 1861, il est recteur de l’académie de Dijon. C’est durant cette période en 1859 qu’il rédige ses Souvenirs qui paraîtront après sa mort en 1913. Il publie en 1861 le Traité de l’enchaînement des idées fondamentales dans les sciences et dans l’histoire.

En 1861, il est mis à la retraite. En 1863, il publie les Principes de la théorie des richesses, démarqués de son premier ouvrage d’économie. L’année suivante, il donne Des institutions d’instruction publique en France. En 1872, ce sont les Considérations sur la marche des idées et des événements dans les temps modernes. Et enfin, une synthèse de sa réflexion en 1875, Matérialisme, vitalisme, rationalisme. Enfin, il donna une Revue sommaire des doctrines économiques en 1877.

Il meurt à Paris le 31 mars 1877.

 

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