Bachelard - Biographie

Publié le par Bégnana

     Gaston Bachelard est né à Bar-sur-Aube le 27 juin 1884 dans une famille d’artisans cordonniers. Après des études secondaires au collège de Bar-sur-Aube entre 1895 et 1902, il est répétiteur au collège de Sézanne jusqu’en 1903. Il devient surnuméraire des Postes et Télégraphes à Remiremont (c’est-à-dire que son poste ne correspond pas à un emploi effectif et comprend une certaine précarité). Il fait son service militaire comme cavalier télégraphiste au 12° Dragons à Pont-à-Mousson de 1906 à 1907. Il est commis des Postes et Télégraphes à Paris gare de l’Est. En 1912, il est licencié de mathématiques. Il est classé troisième au concours d’entrée à l’École supérieure de télégraphie pour deux places disponibles en 1912. En 1913 et 1914, il est en disponibilité pour préparer le concours d’élèves ingénieurs des Télégraphes. Il a une bourse en mathématiques spéciales au lycée Saint-Louis. Il se marie le 8 juillet 1914 avec une jeune institutrice de son pays.

     Du 2 août 1914 jusqu’au 16 mars 1919, il est mobilisé dans les unités combattantes. Il passera trente huit mois dans les tranchées. Il obtient la Croix de guerre et une citation à l’ordre de la Division.

Au retour de la guerre, il devient professeur de physique et de chimie au collège de Bar-sur-Aube. Le 20 juin 1920, il perd son épouse.

     Il obtient sa licence de philosophie. En 1922, il devient agrégé de philosophie et enseigne les sciences et la philosophie. Il soutient deux thèses en Sorbonne sur l’épistémologie en 1927 sous les patronages respectifs d’Abel Rey (1873-1940) et de Léon Brunschvicg (1869-1944).

     En octobre 1927, il est chargé de cours à la faculté des Lettres de Dijon. De 1930 à 1940, il y est professeur de philosophie. Il est fait chevalier de la légion d’honneur le 25 août 1937. De 1940 à 1954, il est professeur d’histoire et de philosophie des sciences à la Sorbonne où il succède à Abel Rey. Il est également directeur de l’Institut d’histoire des sciences. Il est fait officier de la Légion d’honneur le 10 juillet 1951. En 1954, il est professeur honoraire à la Sorbonne, chargé de l’enseignement correspondant à sa chaire pour l’année universitaire 1954-1955. En 1955, il est élu à l’Académie des sciences morales et politiques au fauteuil d’Édouard Le Roy (1870-1954). En 1961, il obtient le Grand prix national des Lettres. Il meurt à Paris le 16 octobre 1962 et est inhumé à Bar-sur-Aube le 19.

Son œuvre porte sur les sciences et sur la poésie.

Essai sur la connaissance approchée (1928 thèse principale de doctorat ès-lettres) ; Étude sur l’évolution d’un problème de physique : la propagation thermique dans les solides (1928 thèse complémentaire de doctorat ès-lettres) ; La valeur inductive de la relativité (1929) ; Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne (1932) ; L’Intuition de l’instant : Étude sur la « Siloé » de Gaston Roupnel (1932) ; Le Nouvel esprit scientifique (1934) ; La dialectique de la durée (1936) ; L’Expérience de l’espace dans la physique contemporaine (1937) ; La Formation de l’esprit scientifique. Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective (1938) ; La Psychanalyse du feu (1938) ; Lautréamont (1940) ; La Philosophie du non. Essai d’une philosophie du Nouvel esprit scientifique (1940) ; L’Eau et les rêves. Essai sur l’imagination de la matière (1942) ; L’air et les songes. Essai sur l’imagination du mouvement (1943) ; La Terre et les rêveries de la volonté. Essai sur l’imagination des forces (1948) ; La Terre et les Rêveries du repos. Essai sur les images de l’intimité (1948) ; Le rationalisme appliqué (1949) ; Paysages. Notes d’un philosophe pour un graveur (1950) ; L’Activité rationaliste de la physique contemporaine (1951) ; Le Matérialisme rationnel (1953) ; Châteaux en Espagne, la Philosophie d’un graveur (1957) ; La Poétique de l’espace (1957) ; La Poétique de la rêverie (1960) ; La Flamme d’une chandelle (1961) ; Le Droit de rêver (1970 recueil posthume de textes divers) ; Études (1970 recueil posthume de cinq textes présentés par Georges Canguilhem) ; L’Engagement rationaliste (1972 recueil posthume de textes divers, préface de Canguilhem) ; La Poétique du Phénix (1972 manuscrit inédit).

 

Publié dans Auteurs

Commenter cet article