Marc Aurèle (Marcus Annius Verus) est né le 16 avril 121 à Rome. Il est issu d’une famille italienne installée en Espagne. Il était apparenté à l’empereur Hadrien (76-138). L’empereur Antonin (86-161), dit le Pieux, avait épousé sa tante.
Il suivit les cours du rhéteur africain Fronton. La correspondance entre Marc Aurèle et Fronton qui nous a été conservé commence en 139 et s’achève en 166 à la mort du rhéteur. Cela ne l’empêcha pas de se convertir à la doctrine stoïcienne d’Épictète en 146 ou 147 comme la « brouille » avec Fronton le laisse penser.
Aimé de l’empereur Hadrien, celui-ci en fit le successeur de son successeur, Antonin, avec Lucius. C’est Hadrien qui lui donna comme surnom « Verissimus » (le plus véridique ou le plus franc).
Marc Aurèle épouse la fille d’Antonin, Faustine, qui avait la réputation d’être débauchée.
Il accède au trône en 161 et partage le pouvoir avec Lucius Verus qui n’était pas un modèle de vertu. Son fils Commode naît cette année-là.
Son règne est presque exclusivement consacré à la guerre.
Au début, il confie à Avidius Cassius et Statuis Priscus le commandement de l’armée chargée de repousser et vaincre les Parthes du roi Vologès qui avaient envahi les provinces orientales de l’Empire. La capitale de l’empire parthe, Ctésiphon fut détruite, l’Arménie et la Mésopotamie furent annexées. Mais l’armée victorieuse ramena dans ses bagages une épidémie de peste.
En 166, il associe au pouvoir son fils Commode comme « César ». Le « philosophe chrétien » Justin est exécuté à Rome. Il avait publié contre les hérétiques gnostiques, les accusant d’inceste, d’anthropophagie et de liturgies sanglantes. Les calomniateurs étaient condamnés à mort. Rien ne permet donc d’être sûr que ce soit le chrétien qui a été exécuté.
Puis, la guerre se déplaça au nord contre des tribus germaniques. C’est la « première guerre germanique ».
En 167, les Marcomans passent le Danube et envahissent la Norique (actuelle Autriche).
En 168, les Quades et les Sarmates les rejoignent. Ils dévastent la Pannonie (sud de l’actuelle Hongrie) et le nord de l’Italie.
En 171 et 172, l’armée romaine doit repousser des envahisseurs venant des déserts africains qui ont envahi l’Espagne et la Lusitanie (actuel Portugal). En outre, l’Égypte est en proie à une révolte, celle des « Bouloiloi », des pasteurs-brigands.
En 173, après une guerre de cinq ans, Marc Aurèle repousse enfin les envahisseurs germaniques et les ramènent derrière le Danube.
De 174 à 175, il repousse à nouveau les Sarmates derrière le Danube.
En 175, l’usurpation du général Avidius Cassius, vainqueur de la guerre des Parthes et gouverneur de l’orient romain, est rapidement maîtrisée ; les troupes qui l’avaient proclamé empereur l’assassinent.
En 176, Marc Aurèle célèbre son triomphe à Rome en compagnie de son fils Commode.
En 177, c’est la « seconde guerre germanique » : les Quades, les Marcomans et les Hermundures repassent à l’attaque. Pendant ce temps à Lugdunum (Lyon), des chrétiens sont exécutés, dont l’évêque Pothin et la jeune esclave Blandine. L’ont-ils été comme chrétiens ? Toujours en 177, Commode est associé au pouvoir comme « Auguste ».
Cette guerre se finit en même temps que Marc Aurèle meurt de la peste (et non assassiné par Commode comme le film Gladiator le montre) le 17 mars 181 à Vindobona (l’actuelle Vienne en Autriche). Commode, qui lui succède, et dont le règne fut loin d’être celui d’un sage, mourra assassiné dans son bain en 192.
C’est durant toute sa vie que Marc Aurèle a écrit les textes rassemblés après sa mort dans un recueil intitulé Pensées (en souvenir de Pascal) ou Pensées pour moi-même ou encore À moi-même.
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