Platon, La République - Plan analytique du livre II

Publié le par Bégnana

Première partie : la belle cité.

Livre II à IV

Plan du livre II

 

Remarque. À partir du livre II, les indications de plan impliquent d’empiéter sur les livres suivants. Les indications de références l’indiqueront autant que possible.

 

Préambule : Glaucon expose une défense de la vie injuste et Adimante une défense de la justice traditionnelle. Socrate doit défendre la justice pour elle-même.

(« En ce qui me concerne (…) [Adimante] ne fais pas autre chose. » 357a-369b)

A. La reprise du débat sur la justice.

(« En ce qui me concerne (…) l’une est un bien, et l’autre un mal. » 357a-367e)

1) L’intervention de Glaucon.

(« En ce qui me concerne (…) [Glaucon] qu’à l’homme juste. » 357a-362c)

a) Les trois espèces de biens et la place de la justice.

(« En ce qui me concerne (…) pas facilement. » 357a-358a)

b) Glaucon défend la conception selon laquelle la justice est un bien seulement utile et l’injustice est le seul bien en lui-même.

(« [Glaucon] Eh bien, soit (…) [Glaucon] l’homme juste. » 358a-362c)

(1) Glaucon expose son projet : montrer que la justice n’est pas choisie pour elle-même et son plan.

(« [Glaucon] Eh bien, soit (…) ce qu’est et d’où provient la justice. » 358a-e)

(2) Le discours de Glaucon.

(« [Glaucon] On répète, en effet, (…) [Glaucon] l’homme juste. » 358e-362c)

a) Origine et nature de la justice.

(« [Glaucon] On répète, en effet, (…) [Glaucon] comme on le dit. » 358e-359b)

b) La justice n’est jamais choisie pour elle-même. L’histoire de l’ancêtre de Gygès le Lydien le démontre.

(« [Glaucon] Que ceux qui pratiquent la justice (…) [Glaucon] se présentent les choses. » 359b-360d)

g) La comparaison entre l’homme juste et l’homme injuste est favorable à ce dernier.

(« [Glaucon] Pour ce qui est du jugement  (…) [Glaucon] l’homme juste. » 360d-362c)

2) L’intervention d’Adimante : il démontre que la justice est choisie pour sa seule utilité.

(« Après les paroles de Glaucon (…) [Adimante] l’autre un mal. » 362c-367e)

a) Prologue.

(« Après les paroles (…) [Adimante] au secours de la justice. » 362c-d)

b) Le discours d’Adimante.

(« [Adimante] Tu ne dis rien qui vaille (…) [Adimante] l’autre un mal. » 362d-367e)

(1) Les pères et les poètes vantent les avantages de la justice.

(« [Adimante] Tu ne dis rien qui vaille (…) [Adimante] de la justice et de l’injustice. » 362d-363e)

(2) L’injustice est agréable, la justice pénible.

(« [Adimante] (…) Examine donc, Socrate (…) [Adimante] meilleurs que les autres. » 363e-364b)

 

(3) L’indifférence des dieux à la justice. Ils sont soucieux des seuls sacrifices.

(« [Adimante] (…) Mais de tous ces arguments (…) [Adimante] des choses terrifiantes les attendent. » 364b-365a)

(4) Effets de ces discours : l’injustice réelle et la justice apparente sont louées.

(« [Adimante] (…) Tous ces discours (…) sont bien ainsi. » 365a-366b)

(5) Conclusion : l’éloge de la justice n’a concerné jusque là que les réputations. Adimante exhorte Socrate à faire l’éloge de la justice comme bien à rechercher pour lui-même et non seulement pour son utilité.

(« [Adimante] (…) En vertu de quel argument (…) [Adimante] l’autre un mal. » 366b-367e)

B. Socrate définit la méthode de la recherche : chercher la justice dans la cité comme modèle puis la justice dans l’individu.

(« Moi, je les avais écoutés (…) [Adimante] ne fais pas autre chose. » 367e-369b)

1) Socrate fait l’éloge des enfants d’Ariston. Tous lui demandent de défendre la justice.

(« Moi, je les avais écoutés (…) mon opinion » 367e-368c)

2) La méthode : lire la justice dans les grandes lettres avant de la lire dans les petites ou de la cité (polis) à l’individu.

(« La recherche que nous entreprenons (…) [Adimante] ne fais pas autre chose. » 368c-369b)

I. Fondations de la cité.

(« Or, selon moi, repris-je, la cité se forme (…) [Adimante] et c’est ce qu’il faut faire. » 369b- livre IV 427c)

A. Formation de la cité. La cité naturelle.

(« Or, selon moi, repris-je, la cité se forme (…) ils transmettront la même vie à leurs descendants. » 369b-372d)

1) La cité élémentaire.

(« Or, selon moi, repris-je, la cité se forme (…) [Adimante] – Il semble bien. » 369b-e)

2) La division du travail, l’extension de la cité et les relations internationales.

(« Mais alors ? Faut-il que chacun d’eux (…)

a) La spécialisation des tâches.

(« Mais alors ? Faut-il que chacun d’eux (…) [Adimante] si elle devait contenir tous ceux-là. » 369e-370e)

b) Le commerce international : les marchands.

(« Mais, repris-je, fonder cette cité dans un endroit tel qu’elle n’ait besoin de rien importer (…) [Adimante] – Il en faudra un grand nombre. » 370e-371b)

c) Le commerce intérieur, la monnaie et les commerçants.

(« Mais alors ? Au sein de la cité elle-même (…) [Adimante] – C’est exact. » 371b-d)

d) Les salariés.

(« Il y a encore d’autres gens (…) [Adimante] – Peut-être. » 371d-e)

3) Tableau de la cité naturelle ou cité de l’innocence : il n’y a ni justice ni injustice.

(« Alors, où donc se trouvera éventuellement en elle la justice ? (…) ils transmettront la même vie à leurs descendants. » 371e-372d)

B. Les gardiens de la cité du luxe. Leur éducation.

(« Il poursuivit (…) [Glaucon] Ce n’est guère difficile, dit-il. » 372d-livre III 412b)

1) Genèse de la cité du luxe : la guerre.

(« Il poursuivit (…) [Glaucon] – Si, bien sûr. » 372d-374e)

 

a) Apparition des arts du luxe. Les imitateurs.

(« Il poursuivit (…) [Glaucon] – Davantage. » 372d-373d)

b) L’expansion territoriale nécessaire engendre la guerre et un nouvel art : l’art militaire.

(« – Et le pays, lui qui suffisait (…) [Glaucon] –– Si, bien sûr. » 373d-374e)

2) Les dispositions naturelles des gardiens : la colère et la douceur.

(« – C’est donc notre tâche (…) – Celui-là, voilà ce qui le constitue. » 374e-376c)

a) Le problème du gardien : ses dispositions naturelles, à savoir la colère et la douceur sont apparemment contradictoires.

(« – C’est donc notre tâche (…) [Glaucon] – Il y a des chances, dit-il. » 374e-375d)

b) Résolution du problème. Le gardien comme le chien est philosophe.

(« Alors j’éprouvai de mon côté un sentiment de perplexité (…) voilà ce qui le constitue. » 375d-376c)

3) L’éducation des gardiens.

(« (…) Mais de quelle manière seront élevés chez nous ces gardiens et comment seront-ils formés ? (…)

a) Préambule.

(« (…) Mais de quelle manière (…) [Adimante] – C’est ce qu’il faut faire. » 376c-e)

b) La musique.

(« Quelle sera donc leur formation (…) aux questions concernant l’amour du beau. » 376e-livre III 403c)

(1) Priorité de la musique sur la gymnastique. Les discours faux. Modèles poétiques.

(« Quelle sera donc leur formation (…) quand elles les ont entre leurs mains. » 376e-377c)

a) Nécessité pour la formation des gardiens que les histoires enfantines expriment les bonnes opinions.

(« – Il convient de former à l’aide des deux (…) quand elles les ont dans leur mains. » 376e-377c)

b) Critique de l’immoralité des histoires racontées actuelles. Homère et Hésiode doivent être censurées.

(« (…) Quant aux histoires qu’elles racontent à présent (…) [Adimante] – C’est juste, dit-il. » 377c-379a)

(2) Les objets des discours. Modèles à suivre.

(« [Adimante] Mais pour ce qui concerne cette question, les modèles à suivre pour les discours sur les dieux (…) Nous voici donc au terme de ce qui concerne les discours. » 379a-livre III 392c)

a) Première loi de la théologie : le dieu est cause du bien et non du mal.

(« [Adimante] Mais pour ce qui concerne (…) Cela est tout à fait satisfaisant, dit-il. » 379a-380c)

b) Deuxième loi de la théologie : simplicité et vérité des dieux.

(« Que sera dès lors la deuxième loi ? (…) [Adimante] (…) notre position est juste. » 380c-livre III 386a)

 

 

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