Platon, La République - Plan analytique du livre III

Publié le par Bégnana

Première partie : la cité de beauté.

Livre II à IV (suite)

Plan du livre III

 

B. Les gardiens de la cité du luxe. Leur éducation. (suite)

(« Voilà donc, repris-je (…) [Glaucon] Ce n’est guère difficile, dit-il. » 386a-412b)

3) L’éducation des gardiens (suite).

(« (…) Mais de quelle manière seront élevés chez nous ces gardiens et comment seront-ils formés ? (…) [Adimante] difficile, dit-il. » 376c-livre III 412b)

b) La musique (suite).

(« Quelle sera donc leur formation (…) aux questions concernant l’amour du beau. » 376e-livre III 403c)

(2) Les objets des discours. Modèles à suivre (suite et fin).

(« [Adimante] Mais pour ce qui concerne cette question, les modèles à suivre pour les discours sur les dieux (…) Nous voici donc au terme de ce qui concerne les discours. » 379a-livre III 392c)

g) Modèles à suivre pour le courage.

(« – Mais que faut-il faire s’ils doivent aussi être courageux ? (…) [Adimante] – Non, en effet, il ne le faut pas. 386a-388e)

d) Refus du rire.

(« – Il ne faut pas non plus qu’ils soient portés à rire. (…) [Adimante] inacceptable. 388e-389b)

e) Modèles à suivre pour la vérité.

(« Mais il faut aussi accorder beaucoup d’importance à la vérité. (…) [Adimante] les actions viennent compléter les paroles. » 389b-d)

x) Modèles à suivre pour la modération.

(« – Mais alors la modération (sophrosunè) (…) [Adimante] – Oui, absolument, dit-il. » 389d-392a)

h) Résumé de la thématique précédente : elle portait sur les dieux, les démons, les héros et les morts. Passage aux humains. On ne peut rien en dire sans pétition de principes.

(« – Eh bien, repris-je, quelle espèce de discours (…) Nous voici au terme en ce qui concerne les discours. » 392a-c)

(3) Les manières de dire : récit simple (diégèsis), récit issu d’une imitation (mimèsis), forme mixte.

(« Il faut poursuivre, je pense, en examinant la question qui touche à la manière de dire (…) [Adimante] (…) C’est ce que je crois aussi, dit-il. » 392c-398b)

a) Exposé de la distinction entre le récit simple, le récit issu d’une imitation et la forme mixte.

(« – Il faut poursuivre (…) [Adimante] (…) avec plus de clarté. » 392c-d)

b) Analyse du début de l’Iliade d’Homère pour expliciter la distinction entre les différents modes de récits.

(« – Apparemment, dis-je, je suis un maître ridicule (…) [Adimante] (…) ce que tu voulais dire tout à l’heure. » 392d-394c)

g) Les gardiens ne doivent pas devenir expert dans l’art de l’imitation, ce qui implique de refuser la tragédie et la comédie.

(« – Rappelle-toi aussi qu’antérieurement (…) [Adimante] (…) – Tout à fait vrai, dit-il. » 394c-395b)

 

d) Ils ne doivent imiter que les hommes vertueux. L’imitation est au mieux un jeu.

(« – Si donc nous voulons préserver notre premier principe (…) [Adimante] – C’est naturel, dit-il. » 395b-396e)

e) Les gardiens privilégient le mode mixte en imitant que ce qui est vertueux.

(« – Il aura donc recours à un récit semblable (…) [Adimante] – C’est le plus agréable, en effet. » 396e-397d)

z) Le poète imitatif n’a pas de place dans la belle cité : on doit le chasser après l’avoir couronné.

(« – Mais, repris-je, tu me répliqueras (…) [Adimante] (…) si cela était en notre pouvoir. » 397d-398b)

h) Résumé.

(« – À présent, mon ami (…) [Adimante] (…) je crois aussi, dit-il. » 398b)

(4) Chant et mélodie.

(« – Dès lors, dis-je, il nous reste ensuite à traiter du mode du chant et des mélodies (…) [Adimante] C’est aussi mon avis. » 398b-400c)

a) Considérations préalables sur la parole, l’harmonie et le rythme.

(« – Dès lors, dis-je, il nous reste (…) [Adimante] – Comment faire autrement ? » 398b-d)

b) Seules les harmonies dorienne et phrygienne qui imitent la vertu dans la guerre et la paix sont acceptables.

(« – Mais pourtant, nous avons affirmé (…) [Glaucon] (…) que je mentionnais à l’instant. » 398d-399c)

g) Seule la musique et les instruments d’Apollon – lyre, cithare et syrinx – seront autorisés, la musique du satyre Marsyas (de Dionysos donc) et la flute seront bannies. Conséquence : le luxe est rejeté.

(« – Dès lors, dis-je (…) [Glaucon] (…) sages de le faire, dit-il. » 399c-e)

d) Les rythmes qui imitent la vertu seront choisis et les autres rejetés.

(« – Eh bien, dis-je, purifions aussi le reste (…) [Glaucon] – Par Zeus, c’est aussi mon avis. » 399e-400c)

(5) Valeur éthique de la musique.

(« – Mais voici, par ailleurs (….) l’amour du beau. » 400c-403c)

a) C’est l’excellence du caractère (éthos) qui fait la valeur de l’œuvre.

(« – Mais voici, (…) [Glaucon] – Ils doivent le faire. » 400c-e)

b) Tous les arts doivent viser l’excellence du caractère.

(« L’art graphique (…) [Glaucon] (…) de les élever. » 400e-401d)

g) La bonne éducation par la musique permet de faire aimer la vertu avant que la raison puisse fonder cet amour.

(« – Dès lors, Glaucon, repris-je (…) [Glaucon] (…) consentira à les chérir. » 401d-402d)

d) La musique doit régler l’amour pédérastique.

(« – Je comprends (…) [Glaucon] – Qu’il en soit ainsi, dit-il. » 402d-403c)

e) Conclusion.

(« Est-ce qu’il te semble (…) [Glaucon] – Je suis bien d’accord, dit-il. » 403c)

 

 

 

 

c) La gymnastique.

(« – Après la musique <et la poésie>, c’est par la gymnastique (…) [Glaucon] – Ce n’est guère difficile, dit-il. » 403c-412b)

(1) Un régime simple permet au corps de suivre la simplicité acquise grâce à la musique.

(« – Après la musique (…) [Glaucon] – Tout à fait vrai, dit-il. » 403c-404e)

a) Priorité de l’âme sur le corps. Des modèles généraux.

(« – Après la musique (…) [Glaucon] – Tout à fait. »403c-e)

b) Le régime des gardiens doit retrouver la simplicité du temps d’Homère et ne pas se conformer au régime des athlètes modernes, ni au luxe.

(« – Nous avons dit qu’ils doivent (…) [Glaucon] – Tout à fait vrai, dit-il. »

(2) Le droit et la médecine sont des arts du luxe qui seront peu nécessaires dans la cité de beauté.

(« – Mais si l’indiscipline et la maladie prolifèrent dans la cité (…) [Glaucon] (…) ce que tu apportes là. » 404e-408c)

a) La thèse : les tribunaux et les cliniques sont l’indice d’un manque d’éducation.

(« – Mais si l’indiscipline (…) dans un esprit libéral ? » 404e-405b)

b) La justice des tribunaux est une justice emprunté.

(« (…) Ne trouves-tu pas (…) [Glaucon] (…) cela me paraît encore plus honteux. » 405a-c)

g) La médecine doit se limiter à remettre rapidement sur pied sinon la mort est préférable.

(« – Avoir besoin, par ailleurs, de la médecine (…) [Glaucon] – On peut le dire, assurément. » 405c-407a)

d) La préoccupation excessive de sa santé est mauvaise pour l’exercice de la vertu et pour la réflexion philosophique.

(« – N’as-tu pas entendu (…) [Glaucon] – Il semble bien, dit-il. » 407a-c)

e) « Asclépios politique ». 407e.

(« – Aussi dirons-nous qu’Asclépios (…) [Glaucon] (…) ce que tu apportes là. » 407c-408c)

(3) Le bon médecin et le bon juge.

(« [Glaucon] (…) Mais que penses-tu de ceci, Socrate (…) [Glaucon] – C’est bien mon avis. » 408c-410b)

a) Glaucon pose le problème du bon médecin et du bon juge : ils ont besoin de malades et de gens injustes.

(« [Glaucon] (…) Mais que penses-tu (…) si tu m’en parles, dit-il » 408c-d)

b) Le bon médecin selon Socrate peut connaître les maladies y compris en lui alors que le bon juge doit avoir une âme saine et peut être simple.

(« Eh bien, je vais essayer (…) [Glaucon] (…) c’est tout à fait leur expérience. » 408d-409b)

g) Le bon juge est un homme d’expérience mais bon. Il est seul capable de comprendre l’injuste alors que ce dernier ne peut comprendre l’homme juste.

(« Pour cette raison (…) [Glaucon] – C’est aussi mon avis, dit-il. » 409b-e)

d) Conclusion : la cité de beauté n’accepte que des juges et des médecins qui font qu’elle n’est constituée que d’hommes au corps et à l’âme sains.

(« Dès lors, tu établiras, par voie de législation (…) [Glaucon] (…) que pour la cité. » 409e-410a)

 

e) Les jeunes gens sont guidés par la musique et la gymnastique et ont donc recours le moins possible à la médecine et aux tribunaux.

(« Quant au jeunes gens (…) [Glaucon] – C’est bien mon avis. » 410a-b)

(4) La gymnastique doit être cultivée sous la direction de la musique.

(« Quant aux exercices (…) [Glaucon] – Ce n’est guère difficile, dit-il. » 410b-412b)

a) La gymnastique et la musique ont pour fin principale l’âme.

(« Quant aux exercices (…) [Glaucon] – Comment cela ? » 410b-c)

b) La gymnastique seule produit une brute rétive à la philosophie et la musique seule une chiffe mol.

(« – N’as-tu pas remarqué (…) – Voilà tout à fait sa situation, dit-il. » 410c-411e)

g) Les deux arts de la musique et de la gymnastique ont été donnés aux hommes par les dieux pour qu’ils harmonisent l’âme et le corps, but de l’éducation dans la cité.

(« – Il semble bien donc (…) [Glaucon] – Ce n’est guère difficile, dit-il. » 411e-412b)

C. Les gouvernants.

(« – Bien, dis-je, mais que nous reste-t-il (…) où la conduira la tradition. » 412b-415d)

1) Les gouvernants doivent être les hommes les plus âgés qui ont pour seul souci l’intérêt de la cité.

(« – Bien, dis-je, mais que nous reste-t-il (…) ce qu’il y a de mieux pour la cité. » 412b-e)

2) L’opinion.

(« [Glaucon] – Que veux-tu dire (…) tout ce qui trompe produit un ensorcellement. » 412e-413c)

3) Les épreuves de sélection des gardiens et leur séparation d’avec les auxiliaires.

(« – Revenons donc à ce que je disais tout à l’heure (…) [Glaucon] – Il me semble, dit-il. » 413c-414b)

4) Le mythe de l’autochtonie.

(« Quel moyen serait alors à notre disposition (…) où la conduira la tradition. » 414b-415d)

D. Les conditions de vie des gardiens.

(« (…) Quant à nous, fourbissons les armes de ces fils de la terre (…) [Glaucon] et c’est ce qu’il faut faire. » 415d-427c)

1) Le communisme. Les gardiens doivent camper sur le territoire de la cité pour le défendre contre les ennemis intérieurs et les ennemis extérieurs sans rien posséder en propre.

(« (…) Quant à nous (…) – Si, tout à fait », dit Glaucon. » 415d-417b)

a) Les gardiens doivent camper et non l’habiter.

(« (…) Quant à nous (…) des habitations des commerçants. » 415d-e)

b) Outre leur éducation, les gardiens, à la différence de la classe des producteurs, ne doivent rien procéder en propre pour ne pas être des tyrans.

(« [Glaucon] Comment, dit-il, diffèrent-elles (…) – Si, tout à fait », dit Glaucon. » 416a-b)

 

 

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