Platon, La République - Plan analytique du livre IV

Publié le par Bégnana

Première partie : la belle cité.

Livre II à IV (suite et fin)

Plan du livre IV

 

D. Les conditions de vie des gardiens (suite et fin).

(« Et alors Adimante, s’interposant (…) Quant à nous, fourbissons les armes de ces fils de la terre (…) [Adimante] et c’est ce qu’il faut faire. » 419a-427c)

2) Objection d’Adimante sur le bonheur des gardiens et réponse à l’objection les gardiens de la cité de beauté ne sont pas heureux

(« Et alors Adimante, s’interposant (…) [Adimante] (…) tu parles très justement. » 419a-421c)

a) L’objection d’Adimante : les gardiens ne seront pas heureux car ils manquent des biens, notamment de la richesse, qui font le bonheur.

(« Et alors Adimante, s’interposant (…) [Adimante] l’accusation. » 419a-420a)

b) La réponse de Socrate à Adimante : c’est la cité tout entière qui doit être heureuse et non une partie et le rôle des gardiens est fondamental.

(« – Tu demandes ce que nous répondrons pour notre défense ? (…) [Adimante] (…) tu parles très justement. » 420a-421c)

3) Les facteurs de corruption : la richesse et la pauvreté.

(« Mais alors, dis-je, selon toi, le propos qui serait frère de celui-ci (…)

a) Richesse et pauvreté engendrent les maux de la cité : « le goût du luxe, la paresse et l’appétit de la nouveauté » (422a) et « la servilité et la médiocrité dans le travail » (422a).

(« – Mais alors, dis-je, selon toi, le propos (…) l’appétit de la nouveauté. » 421c-422a)

b) Malgré son manque de richesses, la cité de beauté ne pourra être vaincue par les cités riches.

(« [Adimante] – Oui, tout à fait, dit-il (…) [Adimante] (…) que la précédente. » 422a-423d)

(1) Première réponse à l’objection d’Adimante : on combat une cité riche en s’alliant à d’autres cités riches qui préfèreront le pillage à un combat contre des hommes aguerris.

(« [Adimante] – Oui, tout à fait, dit-il (…) [Adimante] – Selon moi, non. » 422a-d)

(2) Deuxième réponse à l’objection d’Adimante : une cité riche est toujours au moins divisée en deux cités, celle des riches et celle des pauvres. Seule la cité de beauté ne connaît pas la discorde (stasis).

(« [Adimante] (…) Mais, dit-il, si c’est dans une seule cité (…) [Adimante] – Non, par Zeus, dit-il. » 422d-423b)

(3) Prescriptions pour que la cité reste une : limite territoriale et sélection des gardiens.

(« – Par conséquent, dis-je, voici ce qui constituerait la limite (…) [Adimante] (…) que la précédente. » 423b-d)

4) Les gardiens et la législation. Primat de l’éducation.

(« Certes, dis-je, mon bon Adimante (…) [Adimante] (…) c’est ce qu’il faut faire. » 423d-427c)

a) L’éducation et le principe « entre amis, tout est commun » (424a) suffisent pour que les gardiens légifèrent par eux-mêmes.

(« – Certes, dis-je, mon bon Adimante (…) [Adimante] – C’est probable, dit-il. » 423d-424b)

b) Le refus de l’innovation en musique qui corrompt insidieusement la cité.

(« – Pour le résumer maintenant en peu de mots (…) [Adimante] – C’est ce qui me semble à moi, dit-il. » 424b-e)

c) L’éducation doit user du jeu pour forger le bon caractère qui se manifestera dans les attitudes et les actes législatifs des gardiens : l’apparence physique, les contrats.

(« – Par conséquent, nous l’affirmons depuis le début (…) [Adimante] (…) dans l’espoir d’atteindre un bien supérieur. » 424e-425e)

d) Sans éducation, les gouvernants changent de lois comme les hommes intempérants changent de régime.

(« – Tu veux dire, dis-je, que de tels hommes (…) des occupations établies antérieurement. » 425e-427b)

e) Le dieu de Delphes se chargera de la législation religieuse.

(« [Adimante] – Mais que peut-il bien nous rester (…) et c’est ce qu’il faut faire. » 427b-c)

 

II. la justice dans la cité et dans l’individu. L’injustice.

(« Mais alors, fils d’Ariston (…) [Adimante] Quelles sont ces espèces, dit-il ? » 427c-449a)

A. La justice comme harmonie des trois classes de la cité.

(« – Mais alors, fils d’Ariston, dis-je, ta cité serait donc maintenant fondée (…) [Glaucon] C’est vrai, dit-il. » 427c-435b)

1) À la recherche de la justice. Elle sera la vertu qui reste une fois toutes les autres examinées.

(« – Mais alors, fils d’Ariston (…) [Glaucon] – C’est clair. » 427c-428a)

2) La sagesse « ce savoir qui consiste dans l’expertise de la garde » (428d) réside dans les gardiens.

(« – Il me semble qu’en fait c’est la sagesse (…) [Glaucon] (…) de manière satisfaisante. » 428a-429a)

3) Le courage « cette préservation en toute circonstance du jugement droit et conforme à la loi, concernant les dangers à redouter et ceux qui ne le sont pas » (430b) réside dans les auxiliaires.

(« – Et ensuite le courage (…) [Glaucon] – Tu dis juste, dit-il. » 429a-430c)

4) Intermède : vaut-il mieux trouver la justice ou examiner d’abord la modération ?

(« – Eh bien, repris-je, il nous reste (…) cet examen, dis-je. » 430c-e)

5) La modération « la maîtrise de certains plaisirs et désirs » (430e) réside dans la cité tout entière.

(« (…) Autant qu’on puisse l’entrevoir (…) [Glaucon] (…) du même avis, dit-il. » 430e-432b)

6) La justice « s’occuper de ses tâches propres » (433b) réside dans la cité tout entière. L’injustice est la « dispersion dans une multiplicité de tâches au sein des trois classes de la cité » et l’ « inversion des tâches les unes avec les autres » (434c) : elle détruit la cité.

(« – Excellent, dis-je. (…) cela et rien d’autre. » 432b-434d)

7) La définition de la justice, qui consiste « pour chaque classe – celle de l’homme d’affaires, celle du militaire, celle du gardien – à exercer ses propres activités dans la cité » (434c), exige pour être validée de se retrouver dans l’individu qui doit donc avoir une âme avec trois “parties”.

(« – Cependant, n’en faisons pas tout de suite (…) poursuis ton examen. » 434d435d)

B. La justice comme harmonie des trois espèces de l’âme de l’individu.

(« – Ne devons-nous pas, dis-je (…) [Glaucon] Affirmons-le. 435d-444a)

1) Les trois « espèces » de l’âme.

(« – Ne devons-nous pas, dis-je (…) [Glaucon] – C’est cela. » 435d-441c)

a) Le problème de l’unité ou de la diversité de l’âme. Le principe de non-contradiction.

(« – Ne devons-nous pas, dis-je (…) [Glaucon] (…) comment il faut procéder. » 435d-437a)

b) – Distinction entre les désirs et la raison.

(« Mais alors, repris-je (…) distinguons ces deux espèces qui se trouvent dans l’âme. » 437b-439e)

c) Distinction d’une troisième espèce de l’âme : le cœur.

(« (…) Mais pour ce qui est du cœur (…) [Glaucon] – Tu as parfaitement raison, dit-il. » 439e-441c)

d) Conclusion : les trois classes de la cité se retrouvent dans l’individu.

(« – Voilà donc, repris-je (…) [Glaucon] – C’est cela. » 441c)

2) Les vertus dans l’individu sont les mêmes que dans la cité. L’individu juste est celui dans lequel chaque espèce exerce son œuvre propre sous la direction de la raison.

(« – N’est-il pas nécessaire (…) [Glaucon] – De toute nécessité. » 441c-442d)

3) Vérification de la validité de la définition de la justice sur des situations banales et conclusion sur son essence.

(« – Eh bien, repris-je, est-ce que la justice (…) [Glaucon] – Affirmons-le. » 442d-444a)

C. L’injustice.

(« – Alors soit, dis-je. Il nous faut ensuite poursuivre, je crois, en examinant l’injustice (…) [Glaucon] – Quelles sont ces espèces, dit-il ? » 444a-449a)

1) Définition de l’injustice comme l’inversion de la hiérarchie naturelle.

(« – Alors soit, dis-je (…) [Glaucon] – Nécessairement. » 444a-e)

2) Conséquence : la vie injuste est la vie malheureuse.

(« – Il semble donc qu’il nous reste à examiner s’il est profitable (…) Ridicule en effet, dis-je. » 444e-445b)

3) Passage à la question des cités injustes.

(« (…) Mais puisque justement (…) [Glaucon] – Quelles sont ces espèces, dit-il ? » 445b-449a)

 

 

 

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