Charles Péguy biographie

Publié le par Bégnana

Charles Péguy est né le 7 janvier 1873 à Orléans. Son père, menuisier, meurt quelques semaines après sa naissance. Il va être élevé par sa mère, rempailleuse de chaises et sa grand-mère qui ne sait pas lire.

En 1879, il entre à l’école primaire annexe à l’école normale d’instituteurs du Loiret à Orléans.

En juillet 1884, il est reçu premier au certificat d’études primaires. En octobre, il entre à l’école municipale professionnelle d’Orléans.

En 1885, après les vacances de Pâques, il entre en sixième au lycée d’Orléans après Pâques avec une bourse municipale grâce à Théophile Naudy (1847- ?), le directeur de l’École normale.

En juillet 1891 il est bachelier ès lettres. En octobre, il devient pensionnaire au lycée Lakanal à Sceaux.

De novembre 1892 à septembre 1893, il fait son service militaire au 131e régiment d’infanterie.

À partir d’octobre 1893 il est interne au collège Sainte-Barbe. Il suit les cours au lycée Louis-le-Grand.

En juillet 1894, il est reçu à l’École normale supérieure. En octobre, il obtient la licence ès lettres.

Le 25 juillet 1896, son ami Marcel Baudoin meurt.

En 1897, il collabore à La Revue socialiste. Il se marie avec Charlotte Baudoin, la sœur de son ami Marcel Baudoin. Il publie Jeanne d’Arc, un drame en trois pièces, À Domrémy, les Batailles et Rouen sous la signature de Marcel Baudoin et d’un pseudonyme, Pierre Baudoin.

En 1898, il est dreyfusiste. Il participe à la fondation de la libraire socialiste de la rue Cujas. Il échoue à l’agrégation de philosophie. Marcel, son premier enfant naît.

En 1900, il fonde les Cahiers de la quinzaine. 229 cahiers seront publiés jusqu’en 1914. Y collaboreront Romain Rolland (1866-1944), Georges Sorel (1847-1922), Jean Jaurès (1859-1914), Bernard-Lazare (1865-1903), les frères Tharaud, Jérôme (1874-1953) et Jean (1877-1952), Anatole France (1844-1924), Georges Clémenceau (1841-1929), Daniel Halévy (1872-1962), Israël Zangwill (1864-1926), André Suarès (1868-1948), André Spire (1868-1866), Jean Schlumberger (1877-1968), Julien Benda (1867-1956), Edmond Fleg (1874-1963), Joseph Reinach (1856-1921). Il commence à suivre les cours du philosophe Henri Bergson (1859-1941) au Collège de France.

En 1901, naît sa fille, Germaine.

En 1903, naît son second fils, Pierre.

En 1908, il se convertit au catholicisme.

En janvier 1910, il publie Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc. En juillet, il publie Notre jeunesse, un pamphlet contre ses anciens amis socialistes qu’il accuse de trahir la mystique républicaine.

En 1911, il publie Un nouveau théologien : M. Fernand Laudet, un pamphlet contre les critiques catholiques de sa Jeanne d’Arc, contre la Sorbonne, contre Jaurès. Il publie aussi Mystères : Le Porche du mystère de la deuxième vertu.

En 1912, il publie Le Mystère des saints Innocents. La Tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc paraît le 1er décembre dans les Cahiers de la Quinzaine.

En 1913, il publie L’Argent en février. En avril, il publie L’Argent, suite, un nouveau pamphlet contre la Sorbonne. Le 11 mai, il publie dans les Cahiers de la Quinzaine, La Tapisserie de Notre-Dame. Le 28 décembre, il publie dans les Cahiers de la Quinzaine un long poème de 7644 vers, Ève.

En avril 1914, il fait paraître sa Note sur M. Bergson et la philosophie bergsonienne. Il est mobilisé le 1er août, le lendemain de l’assassinat de Jean Jaurès. Il est tué le 5 septembre près de Villeroy en Seine et Marne à la tête de sa compagnie.

En 1915, naît son troisième fils, Charles-Pierre.

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