Sartre, L'existentialisme est un humanisme - Index nominum

Publié le par Bégnana

L’édition utilisée est :

Sartre, L’existentialisme est un humanisme, Présentation et notes par Arlette Elkhaïm-Sartre, Gallimard, Folio essais n°284, 1996.

On trouvera dans cet index nominum quelques renseignements relatifs aux noms propres et aux sigles utilisés par Sartre

 

 

Cocteau (1889-1963), écrivain et cinéaste français. Sartre se réfère explicitement à son livre intitulé Mon premier voyage et sous-titré Tour du monde en 80 jours publié en 1936 dans lequel l’écrivain fait le récit d’un voyage fait à la suite d’un pari sur le thème du récit de Jules Verne (1828-1905) Le tour du monde en 80 jours. Sartre écrit à tort « 80 heures ».

p.74

 

Comte (Auguste) (1798-1857), philosophe français, fondateur du positivisme. Il est un des inventeurs du terme de sociologie. Considérant que l’homme est fondamentalement social, il en vient à considérer que la religion doit devenir un culte de l’humanité dont le développement se retrouve en chaque individu.

p.75

 

Descartes (1596-1650), mathématicien, physicien et écrivain français. Il fonde sur le cogito, conçu comme un principe indubitable, son système philosophique (cf. Discours de la méthode, quatrième partie ; Principes de la philosophie, première partie, article 7). Pour régler son existence pendant sa recherche théorique, il propose une morale provisoire dont la troisième maxime est de « tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l’ordre du monde » (Discours de la méthode, troisième partie). Du point de vue métaphysique, Descartes pense que la volonté divine n’est pas soumise à des considérations rationnelles, bref, que l’entendement humain suit sa volonté qui crée les vérités éternelles. Sartre est quelque peu approximatif.

p.27, 48, 58

 

Diderot (1713-1784) écrivain et philosophe français. Il a dirigé avec d’Alembert l’Encyclopédie. Athée et matérialiste, il a cherché à définir une nature humaine indépendamment de la pensée religieuse.

p.28

 

Dostoïevski (Fédor Mikhaïlovitch) (1821-1881), écrivain russe. Sa fameuse phrase « Si Dieu n’existe pas, tout est permis » est extraite de son dernier roman, Les frères Karamazov (1880).

p.39

 

Gide (1869-1951), écrivain français, auteur notamment d’une sotie intitulée Les caves du Vatican, où l’auteur présente un acte gratuit, l’assassinat sans raison par Lafcadio d’un vieillard assis en face de lui dans le train.

p.44, 64

 

Heidegger (1889-1976). La première partie de son maître ouvrage, L’être et le temps, a été publié en 1927 (la seconde partie n’a jamais été achevée). Flatté de la promotion que Sartre lui fit, il ne prit ses distances que dans un second temps, notamment dans la Lettre sur l’humanisme qui est habituellement citée.

p.26, 29, 37.

 

Jaspers (Karl) (1883-1969), psychiatre et philosophe allemand.

p.26

 

Kant (1724-1804), philosophe prussien. Il se réfère à une nature humaine conçue comme idéal à réaliser par l’homme lui-même à travers l’histoire.

Agnostique sur le plan philosophique, il propose une conception formaliste de la morale selon laquelle le devoir se définit comme une loi universalisable. C’est cette conception que Sartre critique.

p.28, 58, 71

 

Kierkegaard (1813-1855), philosophe danois. Il est l’auteur d’un Traité du désespoir et du Concept de l’angoisse. Il examine le cas Abraham dans Crainte et tremblement. Sa pensée est nourrie de sa foi protestante. On en fait souvent un des inspirateurs de l’existentialisme par son souci d’analyse à partir de l’existence concrète contre une pensée du système comme celle de Hegel.

p.34

 

Leibniz (1646-1716), mathématicien, physicien, … et philosophe allemand. Il développe une conception d’un Dieu sage et bon qui, ayant pensé tous les mondes possibles, crée le meilleur des mondes possibles. Il défend la création dans ses Essais de théodicée. Dans sa conception métaphysique, la volonté divine suit sa sagesse qui conçoit et veut le bien. Il s’oppose sur ce point comme sur tant d’autres à Descartes.

p.27

 

Marcel (Gabriel) (1889-1973), philosophe existentialiste chrétien.

Il a consacré en 1943 un texte de compte-rendu à L’être et le néant de Sartre repris dans Homo viator publié en 1945.

 

Mercier (Mlle) ( ?- ?), professeur de philosophie à l’Institut catholique de Paris, elle essaya de convertir Simone de Beauvoir, la compagne de Sartre, au catholicisme en 1927.

p.22

 

M.R.P. Sigle du Mouvement Républicain Populaire, parti considéré comme démocrate-chrétien et centriste fondé le 26 novembre 1944 par Georges Bidault et qui comprenait notamment Robert Schuman et Pierre Pflimin. Ce parti défendit le rapprochement franco-allemand et la construction européenne. Faisant près du tiers des voix en 1946, il fut divisé par la question algérienne, puis progressivement marginalisé par la montée du RPF du général de Gaulle (créé officiellement le 14 avril 1947). Il cessa d’exister en 1967.

p.67

 

Picasso (1881-1973), peintre espagnol. Son tableau, les Demoiselles d’Avignon réalisé en 1907, fait date dans l’art contemporain. Il se renouvellera tout au long de sa vie. Politiquement, il adhérera au parti communiste après la seconde guerre mondiale.

p.65

 

Ponge (Francis) (1899-1988), poète français. Il a publié en 1942 son fameux recueil, le Parti pris des choses. Il a été membre du parti communiste.

p.40

 

 

Proust (1871-1922), écrivain français, auteur de La recherche du temps perdu.

p.52

 

Racine (1639-1699), auteur dramatique et historiographe de Louis xiv. Il est l’auteur d’une œuvre imprégné de la pensée chrétienne, notamment janséniste, qui se veut fidèle à l’idéal aristotélicien d’imitation de la nature.

p.52

 

Stendhal (Henri Beyle dit) (1783-1842), écrivain français. La Chartreuse de Parme fut publiée en 1839.

p.72

 

Voltaire (1694-1778), écrivain français. S’il s’est toujours opposé aux religions, notamment au catholicisme, il lutta contre le fanatisme. Il admettait les démonstrations de l’existence de Dieu à partir de l’ordre du monde.

p.28

 

Zola (1840-1902), écrivain français, naturaliste. Dans sa série en 20 volumes, les Rougon-Macquart il suit les effets supposés de l’hérédité sur deux branches d’une famille. La Terre est le quinzième volume publié en 1887 d’une telle violence que certains des disciples de Zola le lui reprochèrent.

p.24, p.54

Publié dans Oeuvres

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