Sérapis ou Sarapis

Publié le par Bégnana

Sérapis ou Sarapis est une divinité “syncrétique”, c’est-à-dire en qui fusionnent des croyances provenant de plusieurs religions. Ce Dieu apparaît vraisemblablement avec Ptolémée 1er compagnon et général d’Alexandre le grand, puis roi d’Égypte à partir de 305 av. J.-C. Les théologiens de Ptolémée transformèrent un dieu égyptien en Sérapis, lui donnant les attributs de plusieurs dieux égyptiens et grecs. Traits égyptiens, il est Apis mort, ou Osiris qui meurt et renaît. Il est un dieu de l’au-delà et de la production de céréales. Traits grecs, ceux d’Hadès, le dieu des morts. Comme Dionysos, il meurt et renaît. C’est un dieu guérisseur comme Asclépios. Pour cela, il envoie des songes aux hommes que les prêtres interprètent. Il reçoit la déesse égyptienne Isis pour épouse. Il est alors avec elle le couple de dieux protecteurs des souverains égyptiens.

Sérapis est généralement représenté assis sur un trône, avec à son côté Cerbère le chien des Enfers, ou debout, à demi-nu, le sceptre à la main. Il est coiffé du calathos (un instrument de mesure du blé) une corbeille décorée de rameaux d’olivier ou d’épis de blé le caractérise.

Un nouveau temple, le Sérapéion, fut érigé à Rhakotis, un quartier d’Alexandrie pour ce dieu. Ptolémée III le reconstruisit. Il devint une extension de la bibliothèque d’Alexandrie.

Sérapis se transforma progressivement en un dieu masculin universel, maître du ciel, de la terre, de la mer, source de toute vie. Il prend certaines caractéristiques de Zeus, les cheveux bouclés et la barbe épaisse.

Le culte de Sérapis était très populaire. D’Alexandrie, son culte s’étendit à d’autres villes du monde grec tout autour de la Méditerranée. Puis il gagna Rome à l’époque impériale.

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