Biographie de Marx I Le jeune Marx

Publié le par Bégnana

Enfance et formation.

Karl Marx est né à Trèves le 5 mai 1818 en Rhénanie-Palatinat, près de la frontière française. En 1815, après une vingtaine d’années d’occupation française, la Rhénanie-Palatinat est devenue un territoire de la monarchie prussienne.

Son père, Heinrich Marx, avocat issu d’une famille de rabbins établis à Trèves depuis le xvii° siècle, s’est converti au protestantisme en 1816 pour pouvoir exercer sa profession. Peu religieux, il admirait le physicien Newton (1642-1727), les philosophes Voltaire (1694-1778) et Kant (1724-1804). Sa mère s’appelle Henriette Presborck. Elle venait aussi d’une famille de rabbins. Elle était d’origine néerlandaise.

Ses parents eurent neuf enfants. L’aîné, Maurice, né en 1815 mourut en 1819. La seconde était Sophie née en 1816. Marx était le troisième. Venaient ensuite Hermann né en 1819, Henriette et Louise nées en l821, Émilie née en 1822, Caroline née en 1824 et Edouard né en 1826.

Karl Marx est baptisé dans le luthéranisme en 1824.

Entre 1830 et 1835, il fait ses études secondaires au Gymnasium (lycée) de Trèves. Wyttenbach, le proviseur, un ami du père de Karl était un admirateur de Rousseau (1712-1778). Ils furent arrêtés un soir de beuverie pour avoir chanté La Marseillaise, chant alors non de la France mais de la révolution. Il obtient son Abitur (baccalauréat) à dix-sept ans.

Cet été-là, il rencontre une jeune aristocrate Jenny von Westphalen (1814-1881). Marx ne plaît qu’à son père, Ludwig von Westphalen. Il initie le jeune Karl à la connaissance d’Homère, de Shakespeare et de Cervantès. Le frère aîné de Jenny, futur ministre de l’Intérieur de Prusse de 1850 à 1858, ne voit pas d’un bon œil les relations entre les deux tourtereaux.

Marx commence ses études de droit à l’université de Bonn. Il suit aussi les cours de littérature de August Wilhelm Schlegel (1765-1845), le chantre du romantisme. Inscrit au Club des poètes, il veut consacrer sa vie à la poésie. Elle est agitée (duel, incarcération pour ivresse et tapage nocturne, possessions d’armes interdites). Il dépense beaucoup. Aussi quitte-t-il Bonn sur les instances de son père qui aimerait le voir réussir mieux qu’il ne l’a pu.

Arrivé à Berlin, il se consacre davantage à l’histoire et à la philosophie. Il suit les cours de Savigny (1779-1861), le grand romaniste de l’école historique du Droit (c’est-à-dire d’une école qui nie la notion moderne de droits de l’homme pour considérer que tout droit est historique et relatif à une culture). Il suit également le cours de droit pénal de Gans en 1836-1837, un disciple libéral de Hegel (1770-1831) imprégné de la pensée de Saint-Simon (1760-1825). Gans dénonce la situation faite aux prolétaires. Marx s’initie à la philosophie de Hegel (1770-1831). Son père meurt au mois de mai 1838, le libérant de toute obligation de carrière.

 

Débuts philosophiques : les jeunes hégéliens.

À Berlin, il fréquente le Doktorklub, rassemblement de “jeunes-hégéliens” ou“hégéliens de gauche”. Ils cherchent à tirer des conclusions ou athées ou révolutionnaires de la philosophie de Hegel qui est la philosophie de l’État prussien. Il y fréquente notamment Bruno Bauer (1809-1882), grande figure de l’hégélianisme de gauche, professeur de théologie et son frère Edgar (1820-1886).

Il y rencontre Ludwig Feuerbach (1803-1872) qui, dès 1836, s’est lancé dans une critique de la théologie et a commencé à se tourner vers le matérialisme (par opposition à l’idéalisme hégélien). En 1841, l’orientation matérialiste prend le dessus dans la philosophie de Feuerbach (L’essence du Christianisme). Cette position se heurte à la politique du gouvernement prussien qui avait enlevé à Feuerbach sa chaire en 1832, puis lui avait interdit de revenir à l’université en 1836.

Pour finir, les mêmes autorités interdisent à Bruno Bauer d’enseigner à Bonn en 1841.

Marx, finit ses études en 1841 par la présentation d’une thèse de doctorat en philosophie : Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure. Elle est dédicacée au père de Jenny. Sur les conseils de Bruno Bauer qui enseigne alors à Bonn et qui espère faire venir Marx, il présente sa thèse à Iéna dans le Grand-Duché de Saxe-Weimar, c’est-à-dire hors du territoire prussien. Il part pour Bonn avec l’espoir d’y devenir professeur. Il n’obtiendra pas de poste.

 

Les débuts dans le journalisme.

Fin décembre 1841, un groupe de grands bourgeois libéraux fondent à Cologne en Rhénanie un journal d’opposition au gouvernement, La Gazette rhénane pour la politique, le commerce et l’industrie (Rheinische Zeitung für Politik Handel und Gewärbe). Son premier numéro paraît le 1er janvier 1842.

Le 3 mars 1842, le père de Jenny meurt.

En mai, Marx fait paraître un article où il défend la liberté de la presse comme une liberté fondamentale.

« Sans liberté de la presse, toutes les autres libertés deviennent illusoires. »

écrira-t-il dans un autre article publié en 1843. Il est clair que Marx est à ce moment un libéral au sens large du terme. En octobre 1842, Marx devient le rédacteur en chef de la Gazette Rhénane. Il s’installe à Cologne.

Il prend ses distances avec les « jeunes hégéliens » de Berlin. Ils comptent un nouveau membre : Friedrich Engels (1820-1895). Le Doktorklub est devenu les Freien, c’est-à-dire les « hommes libres » ou les « affranchis ». Démonstratif, le groupe fait scandale ; ce qui déplaît à Marx.

Deux séries d’articles de Marx peuvent retenir l’attention au vu de son évolution ultérieure et conformément à la façon dont lui-même fera son histoire dans la Préface de sa Critique de l’économie politique en 1859. Il s’agit d’une série d’articles parus en juillet 1842 sur les débats à la Diète rhénane relatifs aux vols du bois et à la répression qui en résulte. Marx a commencé à lire les socialistes français, Charles Fourier (1772-1837), Pierre Leroux (1797-1871)[1], Victor Considérant (1808-1893)[2], et notamment le Qu’est-ce que la propriété ? de Proudhon (1809-1865)[3] et sa célèbre réponse, « c’est le vol ». Il défend les voleurs de bois et remet en cause la propriété privée.

La seconde série des articles de Marx, dont deux furent publiés en janvier 1843 dans La Gazette rhénane est consacrée aux conditions de vie des vignerons de la vallée de la Moselle. Ce reportage, ainsi que l’ensemble de ses activités journalistiques, lui fait prendre conscience de ses insuffisances en matière d’économie politique et le pousse à se lancer dans son étude approfondie.

Le gouvernement prussien réagit au ton général du journal en lui imposant une double, puis une triple censure. Le 1er janvier 1843 il l’interdit. Marx avait été contraint de démissionner avant cette date, mais cela ne sauva pas le journal, qui suspendit sa publication en mars 1843.

Le 23 juin 1843 à Kreuznach, Marx épouse Jenny. Ils eurent plusieurs enfants mais seules trois filles parviendront à l’âge adulte (Jenny, Laura et Eléanor).

Jenny épousera Charles Longuet (1839-1903)[4] et mourra quelques mois avant son père.

Laura donnera la première traduction française complète du Manifeste du parti communiste. Elle épousera Paul Lafargue (1842-1911), un des fondateurs du parti ouvrier français de tendance marxiste[5].

Quant à Eléanor, son père l’empêchera d’épouser Lissaragay, un communard beaucoup plus âgé qu’elle. Elle épousera un socialiste anglais et militera.

À l’automne 1843, Marx s’installe à Paris afin de publier un journal radical à l’étranger avec Arnold Ruge (1802-1880). Il s’agissait de faire collaborer des allemands et des français. Les Français contactés refusèrent. Les socialistes, Louis Blanc (1811-1882)[6], Victor Considérant ou encore Etienne Cabet (1788-1856)[7] peu favorables à l’athéisme déclinèrent l’invitation. Lamartine accepta un temps puis refusa. Quant à Georges Sand ou à Proudhon, on ne sait s’ils furent finalement contactés. Un seul numéro des Annales franco-allemandes est édité.

Marx publie deux articles. Dans « La question juive », à côté de considérations clairement antisémites[8], Marx critique les droits de l’homme comme une abstraction favorable aux seuls bourgeois et préconise une transformation de la société afin que l’homme soit cet être générique qu’il est par essence. Dans le second, « Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel », il suit Feuerbach dans sa critique de la religion.

« Le fondement de la critique irréligieuse est : c’est l’homme qui fait la religion, ce n’est pas la religion qui fait l’homme. (…)

La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, la chaleur d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

Abolir la religion en tant que bonheur illusoire du peuple, c’est exiger son bonheur réel. (…)

C’est donc la tâche de l’histoire, après la disparition de l’Au-delà de la vérité, d’établir la vérité de ce monde-ci. C’est en premier lieu la tâche de la philosophie, qui est au service de l’histoire, une fois démasquée la forme sacrée de l’auto-aliénation de l’homme, de démasquer l’auto-aliénation dans ses formes non sacrées. La critique du ciel se transforme par là en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit la critique de la théologie en critique de la politique. » Marx, « Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel. »

Marx fait jouer au prolétariat un rôle fondamental car l’émancipation allemande et humaine exige une classe qui puisse supprimer toutes les classes. Voilà comment il décrit le prolétariat.

« Il faut former une classe aux chaînes radicales, une classe de la société civile-bourgeoise qui ne soit pas une classe de la société civile-bourgeoise, une classe qui soit la dissolution de toutes les classes, une sphère qui ait un caractère universel par ses souffrances universelles et ne revendique pas de droit particulier, parce qu’on ne lui a pas fait de tort particulier, mais un tort en soi, une sphère qui ne puisse plus s’en rapporter à un titre historique, mais simplement au titre humain, une sphère qui ne soit pas en une opposition particulière avec les conséquences, mais en une opposition générale avec toutes les suppositions du système politique allemand, une sphère enfin qui ne puisse s’émanciper, sans s’émanciper de toutes les autres sphères de la société et sans, par conséquent, les émanciper toutes, qui soit, en un mot, la perte totale de l’homme, et ne puisse donc se reconquérir elle-même que par le regain complet de l’homme. La décomposition de la société en tant que classe particulière, c’est le prolétariat. » Marx, « Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel ».

La publication des Annales franco-allemandes s’interrompt du fait des grosses difficultés dans la distribution clandestine du journal en Allemagne et aussi par suite de désaccords entre Marx et Arnold Ruge. C’est à la même époque que Feuerbach rédige ses Principes de la Philosophie de l’avenir.

La première fille de Marx, prénommé Jenny comme sa mère (et surnommé Jennychen « la petite Jenny) naît le 1er mai 1844.

C’est à Paris que Marx entame son projet d’une critique de l’économie politique qui va l’occuper toute sa vie. Furent publiés bien plus tard ce qu’on nomme les Manuscrits de 1844 où sont présents clairement les thèmes de l’opposition du capital et du travail et le rôle du prolétariat dans l’avènement du communisme comme vérité de l’homme.

L’aliénation du travail se manifeste en ce que le travail par quoi l’homme est humain est ce qui le déshumanise dans les conditions qui sont celles de la production dominée par le capital.

« L’ouvrier devient d’autant plus pauvre qu’il produit plus de richesse, que sa production croît en puissance et en volume. L’ouvrier devient une marchandise d’autant plus vile qu’il crée plus de marchandises. La dépréciation du monde des hommes augmente en raison directe de la mise en valeur du monde des choses. Le travail ne produit pas que des marchandises ; il se produit lui-même et produit l’ouvrier en tant que marchandise, et cela dans la mesure où il produit des marchandises en général.

Ce fait n’exprime rien d'autre que ceci : l’objet que le travail produit, son produit, l'affronte comme un être étranger, comme une puissance indépendante du producteur. Le produit du travail est le travail qui s’est fixé, concrétisé dans un objet, il est l’objectivation du travail. L’actualisation du travail est son objectivation. Au stade de l’économie, cette actualisation du travail apparaît comme la perte pour l’ouvrier de sa réalité, l’objectivation comme la perte de l’objet ou l’asservissement à celui-ci, l’appropriation comme l’aliénation, le dessaisissement.

La réalisation du travail se révèle être à tel point une perte de réalité que l’ouvrier perd sa réalité jusqu’à en mourir de faim. L’objectivation se révèle à tel point être la perte de l’objet, que l’ouvrier est spolié non seulement des objets les plus nécessaires à la vie, mais encore des objets du travail. Oui, le travail lui-même devient un objet dont il ne peut s’emparer qu’en faisant le plus grand effort et avec les interruptions les plus irrégulières. L’appropriation de l’objet se révèle à tel point être une aliénation que plus l’ouvrier produit d’objets, moins il peut posséder et plus il tombe sous la domination de son produit, le capital. » Marx, Manuscrits de 1844.

Le communisme manifeste sa réalité déjà dans le mouvement communiste dont Marx donne une description quelque peu romantique.

« Lorsque les ouvriers communistes se réunissent, c’est d’abord la doctrine, la propagande, etc., qui est leur but. Mais en même temps ils s’approprient par là un besoin nouveau, le besoin de la société, et ce qui semble être le moyen est devenu le but. On peut observer les plus brillants résultats de ce mouvement pratique, lorsque l’on voit réunis des ouvriers socialistes français. Fumer, boire, manger, etc., ne sont plus là comme des prétextes à réunion ou des moyens d’union. L’assemblée, l’association la conversation qui à son tour a la société pour but leur suffisent, la fraternité humaine n’est pas chez eux une phrase vide, mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. » Marx, Manuscrits de 1844.

Enfin, Marx s’oppose aux communismes grossiers et utopiques, l’un qui veut généraliser l’existence de l’ouvrier et les autres qui s’en tiennent à des expériences partielles pour définir le communisme selon lui, solution de tous les problèmes.

« Le communisme, abolition positive de la propriété privée (elle-même aliénation humaine de soi) et par conséquent appropriation réelle de l’essence humaine par l’homme et pour l’homme ; donc retour total de l’homme pour soi en tant qu’homme social, c’est-à-dire humain, retour conscient et qui s’est opéré en conservant toute la richesse du développement antérieur. Ce communisme en tant que naturalisme achevé = humanisme, en tant qu’humanisme achevé = naturalisme ; il est la vraie solution de l’antagonisme entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’homme, la vraie solution de la lutte entre existence et essence, entre objectivation et affirmation de soi, entre liberté et nécessité, entre individu et genre. Il est l’énigme résolue de l’histoire et il se connaît comme cette solution.

Le mouvement entier de l’histoire est donc, d’une part, l’acte de procréation réel de ce communisme – l’acte de naissance de son existence empirique ‑ et, d’autre part, il est pour sa conscience pensante, le mouvement compris et connu de son devenir. » Marx, Manuscrits de 1844.

 

 



[1] Député de la Constituante en 1848, élu en juin 1849 lors des élections complémentaires, il s’exilera après le coup d’État du 2 décembre 1851. Il revient en France en 1860 suite à la loi d’amnistie. Il meurt en avril 1871 : la Commune enverra deux représentants à ses obsèques.

[2] Ce polytechnicien était un disciple de Fourrier. Il est élu député à l’Assemblée constituante le 11 avril 1848 lors de la révolution de 1848. Élu député à l’Assemblée législative, il participe au 13 juin 1849 avec Ledru-Rollin et doit s’exiler. Il ira fonder un phalanstère à la Fourier près de Dallas qui fera sa ruine. Il revient en France pour y mourir.

[3] Ouvrier typographe, il fut élu député à l’Assemblée constituante. Il fut condamné à trois ans de prison pour avoir publié trois articles contre le président Louis-Napoléon Bonaparte. Il y écrit ses Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la révolution de février où il écrit « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir ». Après le coup d’État, il crut que ses idées allaient être mises en œuvre. Il l’expose dans son ouvrage La Révolution sociale démontrée par le coup d’État. Libéré en 1852, il eut surtout une activité littéraire. Il eut de nombreux disciples en France dans ce mouvement que l’on nomme l’anarchisme.

Marx le cite positivement dans Le 18 brumaire de Louis Bonaparte (p.220) mais le critiquera dans l’avant-propos de la réédition de 1860.

[4] Membre de la commune, il se réfugie à Londres où il rencontre Jenny. Il fut aussi membre de la première Internationale et participera à l’exclusion de Bakounine. Jenny et Charles auront cinq enfants. Lorsqu’il rentrera en France dans les années 1880, il s’opposera au marxisme de Jules Guesde.

[5] Il a laissé dans ses Souvenirs personnels sur Karl Marx une biographie intimiste du philosophe. Il est également l’auteur du fameux Droit à la paresse où il propose une « réduction légale de la journée de travail à trois heures ».

[6] Auteur de L’organisation du travail (1839) et du Catéchisme des socialistes (1848), il entre au gouvernement provisoire en février 1848. Ses idées d’un ministère du travail et de lois garantissant le droit au travail sont refusées. Il peut simplement participer à la mise en place des Ateliers nationaux. Après les élections du 11 avril 1848 de l’Assemblée constituante où il est élu pour le département de la Seine, il est écarté du gouvernement. Jugé responsable des événements du 15 mai, il est exilé. Il ne reviendra que sous la III° république en France. Marx le donne comme la répétition comique de Robespierre dans Le 18 brumaire de Louis Bonaparte (chapitre I, p.175).

[7] Avocat, il est membre d’une société secrète d’entre aide, la Charbonnerie. Il participe à la révolution de 1830 et est élu député en 1832. Condamné deux ans plus tard pour délit de presse, il s’enfuit en Angleterre. Il est l’auteur d’une utopie communiste qu’il expose dans le Voyage en Icarie en 1838. Il participe à la révolution de 1848 puis s’exile aux Etats-Unis après avoir été battu aux élections pour y fonder une communauté selon ses vues. C’est l’échec. Il meurt aux Etats-Unis.

[8] Les anarchistes Proudhon et Bakounine ne furent pas en retrait quant à l’antisémitisme.

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