Aristote - biographie

Publié le par Bégnana

Aristote est né en 384 av. J.-C. à Stagire au nord-ouest de la Chalcidique, non loin de la Macédoine. Son père, Nicomaque, était médecin du roi Amyntas ii de Macédoine (règne de 393 à 369), père de Philippe (382-336 av. J.-C.). Sa mère était originaire de Chalcis, dans l’île d’Eubée.

Il entre à l’Académie de Platon (~428-~347 av. J.-C.) vers 367. Il y aurait enseigné la rhétorique. Il la quitte à la mort du maître vers 347. On prétend qu’il aurait été déçu de ne pas avoir été désigné comme successeur de Platon qui lui préféra son neveu Speusippe (407-339). Avec Xénocrate (~400-~314 av. J.-C.), le futur second scolarque de l’Académie, il se fixe auprès du tyran d’Atarnée, Hermias où il restera jusqu’en 344 environ. Eunuque et ancien esclave du précédent maître de la cité, Hermias avait déjà reçu deux philosophes de l’Académie envoyés par Platon pour réformer sa cité. Ses relations avec les philosophes se gâtent. Il les installe à Thasos. Capturé par les Perses, il sera torturé avant de mourir. Aristote durant son séjour de trois ans à Atarnée s’y marie avec la nièce ou la fille du tyran.

Après Atarnée, Aristote séjourne pendant deux ans à Lesbos d’où était originaire son disciple Théophraste (372-287 av. J.-C.). Il y écrivit peut-être ses traités zoologiques

Il est appelé par Philippe ii de Macédoine vers 343 ou 342 pour être le précepteur d’Alexandre (356-323 av. J.-C.), le futur grand conquérant. Il s’acquittera de cette tâche durant quelques années.

Politiquement, la Grèce change. À Chéronée, Philippe et Alexandre défont la coalition de cités dirigées par Athènes : c’est la fin de l’indépendance des Cités-États grecs. En 336, Philippe est assassiné. Alexandre lui succède.

En 335, Aristote retourne à Athènes. Il y fonde en 334 son école : le lycée.

Dans le même temps, Alexandre, à la tête d’une coalition macédonienne et grecque, se lance à la conquête de l’empire perse qui le conduit jusqu’en Inde et dans l’actuel Afghanistan. En 327, il fait exécuter le neveu d’Aristote qui refusait de l’honorer comme un roi. Il meurt en juin 323 laissant un empire disparate que ses généraux vont se disputer et dépecer. Le parti anti-macédonien renaît à Athènes. Aristote est poursuivi pour impiété pour avoir écrit un hymne au tyran Hermias. Il s’enfuit et se refugie à Chalcis, la cité de sa mère, au prétexte qu’il ne veut pas qu’ils aient un nouveau Socrate sur la conscience.

Il meurt en 322 av. J.-C.

 

Œuvres :

Aristote, comme Platon, a écrit des dialogues dont Cicéron louait le style. Il ne nous en reste que des fragments. Par contre, il nous reste les textes qu’il écrivait pour ses cours ou pour ses élèves qui ont été édités au 1er siècle par Andronicos de Rhodes, scolarque du lycée.

Ses écrits étant difficiles, voire impossibles à dater, la liste qui suit n’est absolument pas chronologique.

L’Organon regroupe les textes relatifs à la logique, discipline inventée par Aristote. Il comprend les Catégories, De l’interprétation, Premiers analytiques, Seconds analytiques, les Réfutations sophistiques et les Topiques.

On peut réunir en un ensemble des écrits “scientifiques”.

- la Physique ; les Météorologiques ; le Traité du ciel ; les Mécaniques (dont l’authenticité est contestée) ; les Problèmes (vraisemblablement apocryphes)

- De l’âme ; Petits traités d’histoire naturelle comprenant : Sensation et Sensible, Mémoire et Réminiscence, Sommeil, Songes, Divination par les Songes, Longueur et Brièveté de la Vie, Jeunesse et Vieillesse, Respiration ; De la génération et de la corruption.

- Parties des animaux ; Génération des animaux ; Marche des animaux ; Mouvement des animaux ; Histoire des animaux.

On peut réunir en un autre ensemble des écrits plus “philosophiques”. La distinction est bien sûr anachronique.

- Métaphysique (le nom et le mot sont d’Andronicos de Rhodes) ou Sur la philosophie première.

- Éthique à Nicomaque ; Éthique à Eudème ; Grande morale (texte douteux, voire apocryphe) ; Politique.

- Rhétorique ; Poétique.

- 158 Constitutions : seule la Constitution d’Athènes a été retrouvée au xix° siècle et nous fait mesurer la perte de l’ensemble.

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